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le 23 mai 2007, p73
Oracle , mon bel oracle...
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le 21 avril 2007
Emission "Le Labo"
nécessite Flash 8, téléchargeable ici 
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le 23 février 2007
Emission radiophonique sur Rouge FM
Les Patriotes iTunes
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le 15-16 avril 2006
Article de Jacques Poget
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juin 2004
Elle vous accueille dans un bureau meublé avec goût, un mélange subtil entre l'héritage familial et l'Asie où elle a passé plus d'une année de sa vie. Le murmure des pendules neuchâteloises rythme l'entretien, murmure rassurant aux saveurs d'enfance. Sonia Othenin-Girard partage volontiers sa passion et ses connaissances des symboles. Elle plonge son regard bleu limpide dans le vôtre, à la recherche de vos émotions, sa voix mélodieuse mais ferme trahit un caractère trempé. Elle conjugue le rythme du temps avec celui de votre date de naissance. Sur le papier, dessinés à l'encre noire apparaissent des chiffres, une étoile, une maison et un arbre, ils racontent votre vie, car pour Sonia, "l'architecture de votre destin" - une expression tirée de son premier livre - ne doit rien au hasard. Dans son appartement chailléran, elle pratique un art insolite et peu connu, la voie des nombres, l'art de la pent’analogie, l'art de la sagesse, créé par un ingénieur bâlois, Charles Gruber.
L'harmonie du quartier
C'est en toute discrétion, malgré sa grande silhouette blonde et élégante, que cette magicienne des symboles habite le quartier. Elle souligne l'amabilité des commerçants, celle de ses habitants. Elle lance une idée, "pourquoi ne pas rénover aussi l'hôtel ?" Elle regrette la disparition du "bistrot". Son regard sur le quartier étonne, "c'est une étape avant la sortie de la ville, un nid, un cocon où l'on peut se reposer". Elle s'y ressource depuis bientôt 20 ans. Elle a surtout fait découvrir Chailly aux nombreux élèves venus suivre ses cours. Depuis plus de 15 ans, elle enseigne la pent’analogie en Suisse, mais aussi aux Etats-Unis ou en France "Sans publicité tapageuse, simplement par le bouche-à-oreille", précise Sonia qui récolte les fruits d'une longue quête d'harmonie et de liberté intérieure.
Une vie à la première personne!
Sa vie, elle a voulu l'écrire à la première personne. Contre vents et marées. D'origine bourgeoise - un père patron de Zodiac, une entreprise horlogère célèbre, une mère graphologue - elle préfère larguer les amarres, car elle a du tempérament, "je suis quelqu'un d'entier", reconnaît-elle avec retenue étonnante. Très jeune, elle épouse un artiste peintre, "je me suis jetée à son cou pour fuir le confort bourgeois", se souvient-elle. Elle a réalisé, il y a quelques années seulement, qu'à Neuchâtel son couple était considéré comme une légende. Une légende pas toujours facile à vivre. Certes, elle va croiser l'histoire de la peinture neuchâteloise. Avec la famille qui très vite s'est agrandie - à 27 ans, elle a déjà ses trois enfants - elle habitera dans l'ancien atelier du peintre Léopold-Robert. "Sans salle de bain et sans chauffage, mais j'avais échappé au ghetto de la bonne bourgeoise", insiste-t-elle. Elle confirme ce choix en 1964 avec un départ pour l'Iran où elle suit son artiste de mari chargé de créer l'Ecole des Beaux-Arts de la capitale.
Naissance d'une vocation
A Téhéran, reconnaît-elle, le quotidien était dur, je pouvais à peine me payer trois oranges pour les enfants, et c'était déjà du luxe, mais en même temps, j'entrais dans le monde de la culture iranienne". Les dessins des tissus iraniens la fascinent, "plus jeune, je voulais devenir styliste, mais j'essayais de comprendre la symbolique de leurs dessins". Cet art de la peinture sur tissu, elle va l'enseigner trois mois après un apprentissage accéléré avec des iraniennes! "J'apprenais la nuit, ce que j'enseignais pendant la journée", se souvient-elle presque avec fierté, "c'est là que j'ai découvert une double vocation, l'enseignement et la symbolique". Sonia choisit pourtant le chemin le plus long pour y arriver.
Le sablier du temps qui passe
Après un an et demi en Iran, elle revient en Suisse. Seule avec les trois enfants. Une partie de l'héritage familial lui permet d'ouvrir une horlogerie-bijouterie à Rolle. Il reste de cette période un sablier avec deux dates - 66 et 82 - et qu'elle utilise encore, "ça va très bien pour cuire mes œufs", sourit-elle pragmatique. Peut-être une manière de souligner que la vente, ce n'est pas sa vocation, mais il fallait bien vivre. Ça a duré 24 ans! D'une voie tranquille et posée, elle continue d'égrener les chapitres de sa vie. Elle évoque son courrier à l'Institut Jung, elle voulait suivre des cours de psychologie. Et ça marche. Plus tard, au hasard de rencontres qu'elle qualifie de précieuses, elle découvre la pent’analogie et les runes - un art divinatoire celtique dont elle va livrer les secrets dans un prochain livre à paraître. « J'avais enfin trouvé ma nourriture, un sens à ma vie. J'ai eu de la chance », sourit Sonia, aujourd'hui sereine, après un parcours qui ressemble à un chemin initiatique. Elle remercie les êtres qu'elle a rencontrés et qui lui ont donné "la force d'écouter la voix intérieure pour me laisser guider, car comment expliquer cette chance inouïe de trouver aux grands carrefours de ma vie des hommes aussi exceptionnels, spirituels et bons pour guider afin de donner un sens à ma vie". Aujourd'hui, ses yeux brillent. À plus de 70 ans, elle a trouvé l'amour! Le jour de sa naissance, une bonne étoile était là. Elle s'est donné comme mission d'aider chacun à trouver la sienne.
MANUELA SALVI
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le
LA
VIE EST REGIE PAR DES NOMBRES, ELLE DESOBEIT A LA LOI DES CHIFFRES
Depuis
quinze ans, elle enseigne en Suisse, en France, En Angleterre, aux Etats-Unis
la pent'analogie, une science différente de la numérologie.
Rencontre avec cette femme aux yeux clairs, qui vient de consigner ses
idées dans un livre.
Selon
le Petit Larousse, "les chiffres" sont les caractères
servant à représenter les nombres, rien de plus. Tout au
plus sont-ils utiles à l'évaluation de la consommation du
mazout dans une maison de campagne; à la déclaration d'une
feuille d'assurance, de quelques pages d'impôts. Ils rendent maussades
même le comptable qui les égrène. Pouah, les chiffres!
Mais vive les nombres!
Car si, à
l'instar de Sonia Othenin-Girard qui tient un bureau de consultation à
Lausanne depuis quatorze ans, on croit aux pouvoirs de ces derniers nommés
- à leur symbolique antique qui remonte à Pythagore, ont
frôlé le veston élimé d'Einstein, puis les
barbes grises de Sigmund Freud et de son disciple Carl-Gustav Jung, -
on est en droit de penser que la vie des humains ne dépend pas
exclusivement du hasard. Une femme, un homme naît forcément
un jour précis, en un mois qui l'est autant, et en une année
qui scellera fatalement non seulement les annales de l'Histoire, mais
le sang entier de l'individu qui en est irrigué.
Chez Sonia
Othenin-Girard, cette constatation élémentaire se profile
sur du papier blanc avec de l'encre noire, La table est d'une matière
soyeuse et à plusieurs parfums, car elle se compose de carrés
prélevés en des essences variées. C'est un damier.
Il tient davantage de la science du bois contre-plaqué, du goût
pour les salons des antiquaires, que de la magie à bon marché,
comme il s'en vend dans les petites annonces de nos journaux à
la rubrique de la plate voyance.
Non, Sonia
Othenin-Girard ne se prend pas pour une voyante. Mais elle plonge volontiers
ses yeux couleur de prune dans ceux de ses clients pour y lire des émotions,
des mystères inavoués.
Le torse
et les cheveux
Pendant ce temps, elle dessine sous leur regard inquiet, à la plume
sombre, en premier lieu une étoile (celle ou, après le philosophe-mathématicien
Pythagore au VIe siècle avant Jésus, Léonard de Vinci
en personne inclut pour l'éternité le fameux monsieur à
poil de l'agence Manpower). Puis une maison aux formes les plus rudimentaires,
et qui édicte toutes les lois anciennes répondant aux besoins
compréhensibles pour un humanoïde ordinaire d'être protégé
et abrité.
Enfin, en
un troisième mouvement, superbement musical, le dessin s'achève
par l'élaboration d'un arbre. On y étudie l'ampleur des
racines, la force ou l'absence du tronc, l'ébouriffement de la
chevelure, etc. Tels sont les trois thèmes fondamentaux de l'Architecture
du destin, que Sonia Othenin-Girard vient de publier à Paris, avec
une préface belle de notre philosophe genevois Claude Martingay,
qui vit à Hermance.
Par l'écriture
limpide de notre pentanalogiste, on apprend pourquoi cette sagesse nouvelle,
créée par l'ingénieur bâlois Charles Gruber
- décédé en 1990, et qui fut le maître de l'auteur
-, est différente de la pentanalogie, imaginée auparavant
par un certain H. Muller, de Merzig en Allemagne. Tout est affaire de
méthodes: celles qu'a reprises, voilà quinze ans, notre
charmante dame de Chailly font et défont les énigmes de
l'individualité.
Elle est
née au Locle, dans une famille d'horlogers célèbres.
C'est une fille Calame synonyme de plume, de stylo, comme par hasard.
Sa parenté gérait la fabrication des montres Zodiac (un
hasard encore!). Son grand-père, prénommé Ariste,
est l'inventeur du premier mouvement automatique. "C'était
un homme très silencieux, fait Sonia, je l'ai peu connu."
Deux mariages, voyages très marquants en Iran, séjours en
Grande-Bretagne, en France, aux Etats-Unis, en Espagne.
Elle y enseigne,
dans des écoles, dans les universités cette science qui
tourne autour du nombre dix, en spirale, et qui apporte du réconfort
à qui veut y mettre sa foi.
Sonia Othenin-Girard
a trois enfants. Elle s'en est occupée longtemps, contre vents
et marées. Dominique, comme chacun sait, est cinéaste. Nicolas
est psychiatre. Ariane est guérisseuse et s'intéresse aux
Indiens cheyennes. Quelles belles vies!
Dans l'appartement
chailliéran de Mme Sonia, la lumière fuse par toutes les
fenêtres, qu'il pleuve, vente ou qu'il fasse beau. On y respire
des parfums d'essence sacrée orientale, celle du savoir immédiat,
et loclois aussi. Au balcon, des fleurs précieuses rayonnent. S'il
y fait chaud, on regarde le Léman pour qu'il nous rende plus vifs.
S'il fait trop froid, on lève les yeux vers le soleil.
GILBERT SALEM
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